Un jour ensoleillé, alors que le gentil vieillard labourait avec sa houe un petit lopin de terre dans un coin du jardin, Shiro accourut en remuant la queue et se mit à creuser avec ardeur un coin du champ.
Quand Shiro, gémissant de douleur, se mit à gratter frénétiquement la terre, le méchant vieillard, ravi, pensa : « Il doit certainement y avoir quelque chose ici », et se mit aussitôt à creuser.
しかし、土の中から出てきたのは小判どころか、気味の悪い虫やごみばかりでした。
Mais ce qui sortit de la terre, ce n'était pas des pièces d'or, seulement des insectes répugnants et des détritus.
Pour ne jamais oublier Shiro, ils enterrèrent doucement et soigneusement sa dépouille dans un coin du jardin, et y plantèrent avec tendresse un jeune pin.
Une fois le mortier terminé, le couple y versa aussitôt du riz encore non décortiqué et, unissant leurs forces, se mit à le piler avec un pilon pour préparer des mochi.
Mais quand le méchant couple versa du riz dans le mortier et se mit à le piler de la même manière, ce qui en sortit n'était pas du riz blanc, mais uniquement des poissons profondément pourris.
Devant l'odeur insupportable qui envahit toute la cuisine, le méchant vieillard, fou de colère, jeta aussitôt le mortier dans le bois de chauffage et le brûla.
Quelques jours plus tard, quand le gentil vieillard se rendit chez ses voisins pour récupérer le mortier prêté, il n'y trouva plus qu'un tas de cendres noires et consumées.
Sans voix devant une telle chose, le vieillard, en guise de dernier souvenir, ramassa doucement ces cendres à la main dans un panier de bambou et les rapporta chez lui, les larmes aux yeux.
Après avoir raconté à sa femme, en pleurant, tout ce qui s'était passé, le vieillard sortit d'un pas lourd dans le jardin et répandit une petite poignée de ces cendres sur la tombe de Shiro.
ちょうどそのとき一陣の風が吹き撒かれた灰が近くの一本の枯れ木にふわりとかかりました。
C'est alors qu'une bourrasque de vent souffla, et les cendres qu'il venait de disperser vinrent doucement se déposer sur un arbre desséché tout proche.
驚いたことに枯れ木は見る間に淡い桃色の花が次から次へと美しく咲きほこっていったのです。
À sa grande surprise, cet arbre mort se couvrit soudain, sous ses yeux, de délicates fleurs d'un rose pâle, qui s'épanouirent l'une après l'autre avec une beauté saisissante.
Transporté de joie, le vieillard, sans pouvoir se retenir de battre des mains, serra contre lui le panier contenant le reste des cendres et se mit à marcher le long du chemin du village, chantant à pleine voix et le cœur léger : « Le vieil homme qui fait fleurir les fleurs, le vieil homme qui fait fleurir les fleurs, le meilleur du Japon pour faire fleurir les fleurs ! Faisons fleurir les arbres desséchés ! »
六Partie 6 — 殿様のごほうび
ちょうどそのころ、大勢の家来を引き連れた一人の殿様がたまたまその道を通りかかりました。
C'est justement à ce moment-là qu'un seigneur, accompagné d'un grand nombre de serviteurs, vint à passer par hasard sur ce même chemin.
Le seigneur, entendant le chant joyeux du vieillard, lui lança, intrigué : « Oh ! Dans ce cas, essaie donc de faire fleurir cet arbre desséché là-bas. »
Le vieillard, sans perdre un instant, grimpa à l'arbre en serrant toujours son panier, et, tout en scandant « Fleurs, épanouissez-vous ! Fleurs, épanouissez-vous ! », il éparpilla les cendres d'un geste vif.
すると、その枯れ木からは見事な桜の花がまるで春が一気に訪れたかのように次々と咲きあふれました。
Alors, de magnifiques fleurs de cerisier jaillirent de cet arbre mort, comme si le printemps était soudainement arrivé d'un seul coup.
殿様はその美しさにすっかり心を打たれ何とも見事な業だ感嘆し、おじいさんに立派な褒美を授けました。
Profondément ému par tant de beauté, le seigneur s'exclama : « Quel prodige admirable ! » et offrit une somptueuse récompense au vieillard.
Le méchant voisin, qui avait observé toute la scène en cachette depuis l'ombre, se dépêcha de ramasser le peu de cendres qui restait encore sur le sol et les fourra dans son propre panier.
Puis, guettant le passage du seigneur sur ce même chemin, il imita le gentil vieillard et se mit lui aussi à chanter bien fort : « Le vieil homme qui fait fleurir les fleurs, le vieil homme qui fait fleurir les fleurs... »
Le seigneur dit avec attente : « Oh, voici encore le vieil homme qui fait fleurir les fleurs de l'autre jour. Dans ce cas, fais à nouveau fleurir ces magnifiques fleurs ! »
Le méchant vieillard, plein d'assurance, grimpa à l'arbre exactement comme l'avait fait le gentil vieillard et éparpilla les cendres de la même façon, mais pas une seule fleur ne s'épanouit.
Pire encore, un vent violent qui se leva à cet instant précis souleva les cendres et les projeta sans pitié dans les yeux et le nez du seigneur et de ses serviteurs, faisant souffrir tout le monde sur place.
Le seigneur, dans une colère noire, s'écria : « Tu as osé me tromper ! Tu n'es assurément qu'un vulgaire imposteur usurpant le nom du vieil homme qui fait fleurir les fleurs ! » et il fit aussitôt arrêter le méchant vieillard, qu'il fit jeter en prison.